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Votre itinéraire de teneuse-teneur de bonnes résolutions

21 décembre 2017

Guide d’analyse de votre itinéraire de teneuse-teneur de bonnes résolutions

 

Relisez les réponses que vous avez écrites pour le test « Comment tenez-vous vos bonnes résolutions ? » Ouvrez un nouveau document et rédigez votre portrait relatant votre itinéraire de teneuse-teneur de bonnes résolutions en vous posant les questions suivantes :

Comment – par quel processus, par quelles tactiques – suis-je parvenu(e) à mettre en pratique les bonnes résolutions que j’ai tenues ?

À quel moment et pour quelles raisons est-ce que je n’ai pas tenus certaines résolutions ?

Quel est le déclencheur de mes bonnes résolutions ?

Qu’est-ce qui y met fin ?

Est-ce que je souhaite vraiment mes bonnes résolutions ? Est-ce bien moi qui les ai choisies ?

Y a-t-il une différence entre mes rêves, et mes bonnes résolutions ?

Suis-je résolue à mettre mes rêves en pratique ? Et mes bonnes résolutions ?

Combien de bonnes résolutions ai-je prises ? Est-ce que je peux les trier par ordre d’importance ?

Quelle est la bonne résolution de ma vie ?

Qu’est-ce que je pourrais mettre en place concrètement pour tenir mes nouvelles bonnes résolutions ?

Rangez-le précieusement avec votre document de réponses au test.

A titre d’exemple pour vous aider à rédiger votre profil de teneuse-teneur de bonnes résolutions, je vous livre mon portrait.

Autoportrait de teneuse de bonnes résolutions

Autoportrait de teneuse de bonnes résolutions

Je suis une femme, de classe moyenne, 40 ans, mère de trois enfants, mariée, Européenne habitant aux Etats-Unis.

Dans mon itinéraire de teneuse de bonnes résolutions, je suis satisfaite de la vie que j’ai, et des objectifs que j’ai accomplis. Mais j’ai d’autres projets qui ne sont pas encore satisfaits :

Je souhaite publier ma thèse, mon roman, ce que j’écris et partager ainsi mes apprentissages. D’un autre côté, je souhaite avoir une vie sereine et harmonieuse avec mes enfants, mon conjoint et mon entourage. J’ai deux piliers centraux : ma famille, ma profession, toutes les deux intimement liées à mon épanouissement personnel.

Mon projet essentiel qui donne sens à ma vie et qui me guide : l’écriture. Je prends mes bonnes résolutions à chaque fois que j’en ai besoin, sans attendre la nouvelle année, car je fais un bilan à chaque fois que je termine un projet… pour repartir sur un autre.

Mon défi-bonne résolution : partager mes apprentissages avec tous ceux que ça peut intéresser via mes blogs, écrire et publier mon roman « La Maison Compostelle d’Estelle l’Oiseau » à compte d’éditeur ; et en espérant une réponse positive de la part de mon éditeur pour ma thèse, publier ma recherche en livre. J’ai prévu un délai d’un an à partir du début de chaque projet.

Basiquement, j’ai les mêmes résolutions « écriture-famille » depuis des années : je crois, depuis la rédaction de ma thèse de doctorat en 2009 (soutenue en 2010). Je les précise à chaque nouveau projet.

Dans mes bonnes résolutions qui ont raté : avant d’arrêter définitivement (depuis des années), j’avais arrêté et recommencé plusieurs fois à fumer. J’ai arrêté à nouveau lorsque je suis tombée enceinte. Après coup, je me dis que ça n’a jamais été une « vraie » bonne résolution pour moi. Manger du chocolat « modérément » ne fonctionne pas toujours très bien, surtout quand je suis fatiguée ou que je veux terminer une rédaction.

Mes bonnes résolutions qui ont réussi : après avoir discuté avec mon directeur de Thèse, le Professeur François de Singly – alors que j’avais pris du retard dans ma rédaction, j’ai pris la « bonne résolution » d’écrire tous les jours. Le jour où j’ai mis cela en action, et que j’ai fait de la place pour l’écriture dans mon quotidien, j’ai compris que j’avais trouvé ce qu’il me fallait dans la vie. Je ne m’ennuyais plus, je savais quels choix je devais faire. J’ai continué. C’est devenu une routine. Même si au fil des événements j’ai dû faire des ajustements en court de route pour garder le cap, j’ai compris quel était mon essentiel, et j’ai su quoi sacrifier pour continuer à le mettre en œuvre. Du coup la résolution santé-chocolat-fumer n’avait d’intérêt que si cela me permettait d’appliquer mes deux résolutions piliers : famille – écriture (sociologie et fiction).

Depuis toutes mes bonnes résolutions travaillent à affiner ces deux projets. Les bonnes résolutions que j’ai tenues sont uniquement celles que je voulais vraiment, celles qui sont une question de survie. Michel Houellebecq a écrit un très beau texte, « Rester vivant », dont je vous recommande la lecture pour discerner les bonnes résolutions et trouver une inspiration dans votre chemin de vie.

Maintenant, je ne réutilise mes manières de faire que pour les résolutions que je veux vraiment, les autres résolutions en vogues, je les élimine. Si elles ne les servent pas, elles pourraient m’éloigner de mes buts essentiels.

J’ai appris de mes réussites, qu’il est possible d’avoir ce que l’on veut vraiment dans la vie et ce pour quoi on agit du mieux que l’on peut.

J’ai appris de mes échecs que si on donne tout ce que l’on peut donner et qu’on rate tout de même notre but, c’est qu’on n’est pas fait pour ça et qu’on s’est trompé de résolution… Ou alors : que ce n’est un échec que si on abandonne ! C’est à nous de décider de ce qui est un échec ou un projet toujours en cours, qui mérite que nous y consacrions un certain temps, ou de trouver d’autres moyens d’y parvenir.

Par exemple la publication d’un écrit peu prendre du temps, et là je ne lâche rien.

Avoir un bébé peut fonctionner du jour au lendemain ou nous faire attendre des années.

Trouver un boulot épanouissant, des formations adéquates à nos projets, des personnes qui nous accompagnent, un endroit pour vivre qui fonctionne avec tout le reste… Tout ça demande un équilibre entre obstination et patience.

Dans mon itinéraire de teneuse de bonnes résolutions, j’ai bifurqué lorsque j’ai compris que certains de mes choix ne répondaient pas à mon essentiel, ne me nourrissaient pas entièrement. Par exemple, après la kinésithérapie qui répondait à ma curiosité quant à la maladie, la mort et à mon en vie soulager les personnes qui souffrent ; j’ai souhaité raconter ce que j’observe et ce que me racontent mes rencontres de leur vie. Ecrire m’a semblé un moyen efficace et pus adapté à ce que je savais faire pour “soigner” les autres, et leur rendre la vie plus belle.

Et voilà mon autoportrait de teneuse de bonnes résolutions est terminé. J’espère qu’il vous guidera pour votre petite analyse « à chaud » de vos réponses aux questions « Comment tenez-vous vos bonnes résolutions ? »

Maintenant que vous avez votre profil, ce que l’on appelle en sociologie une « analyse longitudinale », je vous propose, dans le prochain article « Mes meilleures astuces pour appliquer mes bonnes résolutions », de découvrir les différentes thématiques qui vous donneront des outils concrètes pour tenir vos bonnes résolutions, et les moyens d’identifier et de développer les vôtres à partir de votre portrait.

Si vous pensez que et article peut servir, partagez-le.

À très bientôt, pour ceux qui ont décidé de faire de leur famille et de leurs proches des partenaires de leur bonheur… et de les ouvrir au leur.

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